Marre de la TV

Expert en BD en ligne, webcomics et contenus narratifs ; formé aux arts plastiques et aux contenus web ; webmaster à temps plein, webdesigner à temps perdu ; passionné de jeux de société et de films en tous genres ; j'ai mieux à faire que de regarder la télévision, et vous ?

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mardi 30 décembre 2008

le buzz autour de l'iPhone nano cache-t-il un iPhone macro ?

Ces derniers jours, mon lecteur RSS ne désemplit pas de nouveaux messages en provenance de la blogosphère iPhone. Tous relaient cette rumeur persistante : l’annonce imminente de sortie de l’iPhone nano. Comme s’il pouvait y avoir un quelconque intérêt à disposer d’un appareil tactile de cette taille !

Une tablette de taille A5 ou A4 dotée d’une ergonomie aussi efficace que celle de l’iPhone ne manquerait pas, en revanche, d’emporter l’adhésion des foules. Certes les “eReaders” ont une autonomie époustouflante grâce à la technologie de l’encre électronique. Mais ces terminaux pourront difficilement rivaliser avec une tablette couleurs dont le taux de rafraichissement permet (entre autres) de naviguer sur Internet ou de regarder des vidéos, en plus de lire des textes ou des BD (avec plus de 16 niveaux de gris). Exactement le genre d’objet autour duquel Techcrunch lançait le projet il y a quelques mois de cela.

Je peux me tromper, et je ne suis pas dans la confidence des gens du secteur. Mais j’ai du mal à croire un tel buzz autour de cet iPhone nano dont la taille irait à l’encontre du savant équilibre qui a permis de faire entrer l’accès à Internet dans un téléphone au prix d’une innovation ergonomique révolutionnaire. Ergonomie qui trouverait au contraire toute matière à s’exprimer dans un format moins contraint par la nécessité de téléphoner… Je fais donc le pari que cet iPhone nano cache en réalité un iPhone macro.

Gilles Ratier confond comics et webcomics

Une erreur s’est glissée dans le sacro-saint rapport Ratier de l’année 2008 : le site Webcomics.fr ne s’adresse pas aux “aficionados des super héros”. Cet hébergeur de plus de 200 auteurs de BD en ligne à ce jour (plus de 6000 planches publiées à ce jour) mérite sans doute d’être cité dans ce rapport, mais au chapitre consacré à la bande dessinée numérique dont il est un des fers de lance en francophonie.

Le terme “webcomics” n’a pas grand chose à voir avec l’acception courante du mot “comics”. C’est même un contre-sens que de rapprocher les webcomics des BD de super héros, dans la mesure où historiquement les webcomics se sont justement développés comme une soupape économique et artistique face à la crise traversée par la BD mainstream américaine.

mardi 27 mai 2008

Dédicace de Fred Boot

Fred Boot m'a fait une gentille dédicace en forme de caricature acide. On peut dire qu'il ne m'a pas raté, lui ! Ceux qui suivent ce blog savent combien Nicolas Sarkozy m'est antipathique... Et ceux qui suivent le blog de Webcomics.fr savent aussi combien j'encourage les auteurs de BD en ligne à produire des planches régulièrement pour que leurs lecteurs se passionnent pour leurs BD. Il faut croire que la conjonction des deux a inspiré Fred.

Produisez plus pour gagner plus (de lecteurs).

Ne manquez pas le webcomic de Fred Boot, ''Shaobaibai''. Il a opéré un changement de concept tout récemment : il propose régulièrement une nouvelle énigme (en couleurs) que les lecteurs peuvent essayer de résoudre en intervenant dans les commentaires. Le début des aventures de Shaobaibai avait été créé en collaboration avec les lecteurs : chacun leur tour proposait la description d'une nouvelle vignette. Ce système d'écriture interactive a rapidement atteint ses limites, voilà pourquoi Fred essaie aujourd'hui un concept plus prometteur.

lundi 31 mars 2008

Dijiko, Webamag, Webcomics.fr... L'hébergement de BD en ligne en plein boom

Après Webcomics.fr et Webamag, un nouveau site se propose d'héberger des bandes dessinées en ligne : Dijiko. Le moins qu'on puisse dire, c'est que depuis l'an dernier la bande dessinée en ligne semble enfin s'éveiller sur le web francophone. Voilà qui fait plaisir lorsque, comme moi, on s'intéresse à la question depuis 8 ans (Abdel-INN.com existe depuis avril 2000[1]) !

Notes

[1] En réalité Abdel-INN.com existe depuis 2002, mais il a succédé à l'annuaire "BD en ligne" ouvert deux ans plus tôt.

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mardi 11 mars 2008

[billet sponsorisé] Un blog pour apprendre à monétiser le sien (de blog)

disclaimer Voilà un blog qui pourrait bien intéresser les auteurs de blogs BD : Monetiweb est consacré à expliquer comment monétiser son blog. Les différentes options de monétisation sont bien entendu abordées, mais aussi tout le travail nécessaire en amont pour rendre son contenu plus pertinent, mieux le référencer et attirer plus de visiteurs. Le propos est tourné vers les blogs, mais il s'applique tout autant aux autres contenus web, et pourquoi pas aux webcomics. Nombreux sont en effet les auteurs à se demander comment certains parviennent à gagner de l'argent avec leur blog BD ou leur BD en ligne. S'il n'est pas souhaitable d'assujettir sa création à des impératifs de rentabilité, on peut comprendre qu'un créateur mérite d'être rétribué pour ce qu'il offre à ses lecteurs.

La lecture régulière d'un blog comme Monetiweb est un bon moyen de se sensibiliser à ce qui marche (et ce qui marche moins) lorsqu'on a l'ambition de se professionnaliser (même partiellement). Il n'y a pas de recette miracle, mais cela vaut la peine de s'abonner au flux RSS de Monetiweb pour garder un oeil sur ces questions. J'ai pour ma part apprécié d'y trouver des conseils qui n'éludent pas les questions éthiques : des solutions de monétisation existent et fonctionnent, mais il est important de peser les concessions éthiques dont elles s'accompagnent. Le propos est réaliste et ne laisse pas miroiter d'eldorado : les articles montrent qu'on peut gagner un peu d'argent même avec un blog modeste, mais qu'il ne faut pas non plus espérer gagner sa vie en bloguant en dilettante.

 

vendredi 29 février 2008

[billet sponsorisé] Yes! offre un numéro multimédia "à vie"

disclaimer Cela n'étonne plus personne : une enquête a encore récemment démontré que les tarifs de téléphonie mobile en France souffraient d'un certain laxisme des opérateurs. Orange, SFR et Bouygues ne sont pas pressés de se livrer une franche concurrence et préfèrent maintenir le statu quo pour se partager le juteux gâteau. En attendant que la délivrance de la 4ème licence 3G soit enfin une réalité, l'alternative qui monte semble être la voix sur IP. C'est là que Yes! intervient : ce service propose rien moins qu'un numero gratuit pour être joint au tarif d'un appel local. Ce numero multimedia en "09800" s'accompagne d'une messagerie vocale qui vous adresse par email les messages de vos correspondants. En outre ce service permet de téléphoner pas cher à l'international, y compris depuis un téléphone mobile. D'autres fonctions sont annoncées comme l'appel téléphonique depuis un ordinateur connecté à Internet, ou la réception d'appels sur sa messagerie instantanée.

Mon seul doute repose sur l'annonce "un numéro unique à vie". Je saisi bien tout l'intérêt d'avoir un numéro de téléphone unique, mais le service sera-t-il réellement pérenne "à vie" ? On sait à quel point le web évolue rapidement, difficile de mettre son numéro de téléphone entre les mains d'un service tout jeune. Qu'en pensez-vous ? Pour vous faire votre propre opinion, voici une vidéo de présentation du service :

vendredi 22 février 2008

Partenariat pour l'auto-édition de BD sur le web et sur papier

Comme je l'avais annoncé, Webcomics.fr et TheBookEdition ont signé un partenariat : les auteurs de BD pourront d'autant plus facilement s'auto-éditer à la fois sur Internet et sur papier.

J'ai consacré une bonne partie de ma courte semaine de congés à boucler les démarches de montage du dossier que nous présenterons fin mars devant un jury départemental. Notre objectif : acquérir une crédibilité "institutionnelle" et financer l'hébergement de Webcomics.fr pour l'année à venir. Il va de soi que cela s'appuiera sur d'autres partenariats tel que celui que nous venons de signer, et sur une participation accrue à des festivals et des rencontres autour de la bande dessinée.

mardi 8 janvier 2008

Internet intéresse Sarkozy... Pour financer la Sarko-TV

Au cours d'une conférence de presse consternante(*), notre président a parlé d'Internet... Ou plutôt de télévision. Sous couvert de neutralité du service public, il s'apprête à faire un cadeau en or aux chaines privées, tout en allant chercher dans les secteurs innovants les moyens de cette réforme. Et tout ça pour achever de mettre à sa botte la télévision publique.

« Réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques » de télévision. « Je souhaite donc que le cahier des charges de la télévision publique soit revu, profondément, et que l'on réfléchisse à la suppression totale de la publicité sur les chaines publiques qui pourraient être financées par une taxe sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile ».

Cela semble noble de vouloir affranchir la télévision publique des contraintes de rentabilité. Mais...

Les marchés ne s'y sont pas trompés, puisque les titres en bourse de TF1 et de M6 ont immédiatement grimpé de 6 à 11% (source : AFP). Comprenez par là que les investisseurs ont immédiatement saisi que la part du gâteau publicitaire abandonné par les chaines publiques allait bénéficier aux chaines privées... Et que ce ne serait pas la "taxation accrues des recettes publicitaires des chaines privées" qui mettrait leurs profits en péril. Bref, voilà un beau cadeau du président à son ami Bouygues.

Et puis il y a cette "taxe infinitésimale"... Aussi "infinitésimale" soit-elle, elle consiste tout de même à financer un média passé d'âge sur le dos de médias émergeants. Pour la téléphonie mobile je ne dis pas... Mais Internet ! On dira ce qu'on voudra, Internet reste le terrain du contenu gratuit et désintéressé. Malgré ça, Internet devrait servir de vache à lait à l'audiovisuel public. Certes cela sera sans doute prélevé auprès des fournisseurs d'accès... Mais cela sera reporté sur les abonnés. Et je n'admets pas que nos abonnements Internet servent à payer la télévision, alors qu'ils n'ont jamais servi à rétribuer les milliers de gens qui font qu'Internet est truffé d'oeuvres et de contenus désintéressés, libres et originaux.

Enfin, ce nouveau cahier des charges que le président appelle de ses voeux ne sera-t-il pas un moyen de transformer le service public en "Sarko-TV" comme il l'a fait pour le site Internet de l'Elysée ?

(*) Ce n'est pas moi qui le dit, mais Renaud Pila de TF1, comme quoi, même les journalistes de la chaine la plus pro-Sarkozy du PAF semblent se lasser :

« Le premier "bulletin" de l'AFP n'est tombé à qu'à 11h44. Dans le jargon journalistique, cela indique une information de la plus haute importance. La dépêche annonce la fin des 35 heures pour 2008. Interrogé sur cette question par un journaliste, Nicolas Sarkozy venait tout simplement de répondre : "pour dire les choses comme je les pense, oui." Il aura en effet fallu attendre près de deux heures pour qu'une info en matière de politique économique et sociale tombe, par un simple "oui", sans emphase ni moult explications. »

mercredi 12 décembre 2007

Le législateur a décidé de taxer les fournisseurs de contenus audiovisuels

Webcomic.fr - comme bien d'autres sites - base une partie de son modèle de rentabilité futur sur la diffusion de contenus gratuits associé à des affichages publicitaires. Or il faut s'attendre à ce que l'État vienne nous réclamer une taxe sur les revenus tirés de l'affichage de publicités autour des vidéos de nos painchats.

C'est l'association des services Internet communautaires qui a révélé l'affaire. Selon ses termes :

l'amendement au projet de loi de finances rectificatives pour 2007 voté le 6 décembre dernier par l'Assemblée Nationale et institue une taxe sur les recettes publicitaires de tout site internet diffusant des « œuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels ». (...)

Je suis allé rechercher pour vous l'amendement en question, ce qu'aucun canal d'information que j'ai pu consulter n'avait pris la peine de faire. Il s'agit de l'amendement 91, présenté par Mme des Esgaulx (UMP) et M. Chartier (UMP), daté du 4 décembre. Cet amendement a été adopté.

Grâce à lui, l'État percevra une taxe de 2% sur les revenus publicitaire perçus par "toute personne établie en France qui met à disposition du public un service offrant l'accès à titre onéreux ou gratuit à des œuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels sur demande individuelle formulée par un procédé de communication électronique.". Cette taxe fonctionnera comme la TVA, un peu à l'image de ce qui existe vis-à-vis de la télévision pour financer le cinéma.

Autrement dit la priorité des députés UMP (majoritaires à l'Assemblée Nationale) est de faire vivre le cinéma aux crochets de la création économique ou artistique en ligne, aussi fragile soit-elle. Non content d'hypothéquer la réussite des quelques sociétés françaises qui ont su rivaliser avec des mastodontes tels que Youtube, nos élus semblent ignorer totalement l'impact que cela aura sur les nouvelles formes de création artistique qui balbutient encore sur Internet. La guerre des génération semble trouver là un nouvel exemple inattendu. Plutôt que de soutenir des activités nouvelles et prometteuses, on va une fois encore favoriser des ancêtres qui ont pourtant toute la maturité nécessaire (y compris financière) pour aborder la révolution numérique. Si les industries musicale ou cinématographique ne sont pas capables d'évoluer avec leur temps, qu'on laisse au moins les industries de demain prendre leur envol. Ras le bol de ces combats d'arrière-garde !

dimanche 11 novembre 2007

Webcomics.fr recherche des partenaires économiques

En 10 mois Webcomics.fr a bien grandi1. Nous comptons présenter courant 2008 un dossier Défi Jeunes, dont vous pourriez être les premiers partenaires !

Pierre et Cathy de Kelblog sont arrivés à point nommé : nous avons répondu présent à leur concours qui consiste à présenter un projet Internet en vidéo, sur 2 minutes maximum. Le billet vient de paraitre sur Kelblog. C'est un excellent exercice, et une occasion de faire découvrir Webcomics.fr aux lecteurs de Kelblog, dont certains pourront peut-être nous aider d'une manière ou d'une autre.

Maintenant que cette vidéo existe, autant la faire partager. N'hésitez pas à nous contacter si elle vous donne des idées sur des opportunités de partenariat. Vous pouvez aussi diffuser la vidéo autour de vous : votre famille, vos amis ou vos collègues connaissent peut-être eux-même des gens qui seraient partant pour soutenir la professionnalisation de la création francophone de bande dessinée sur Internet. Pensez-y…

mardi 23 octobre 2007

Amiando : billetterie en ligne facile

disclaimer Avec amiando: invitez en toute simplicité, tel est le pitch de la nouvelle annonce que me confie ebuzzing. Derrière un site plutôt pêchu, porté par une esthétique "web 2.0", se cache un nouveau service en ligne. "Encore un", diront les esprits chagrins... Pour ma part je ne connaissais pas encore ce type de service : il s'agit d'un site qui permet à n'importe qui (particulier, professionnel, association...) de créer et de gérer facilement une billeterie en ligne pour un évènement physique. Amiando se réserve seulement 5% à 7,5% de commission sur les billets (suivant que l'on souhaite autoriser ou non le paiement par carte bancaire), et n'exige aucun frais de mise en oeuvre. Les billets peuvent même être imprimés et envoyés par la poste (2,90€ en sus pour l'acheteur).

Nous n'en aurons pas un usage immédiat pour Webcomics.fr, puisque nous ne sommes pas encore en mesure d'organiser des évènements qui nécessiteraient une billetterie. D'ailleurs nous sommes plutôt adeptes de la gratuité. Mais le service est réellement bien présenté, le site s'avère très pédagogique... Cela devrait être bienvenu pour toutes les associations qui n'avaient jusque là aucun moyen simple de vendre des billets en ligne et de planifier un évènement avec les outils numériques d'aujourd'hui. Les groupes de musique qui tablent sur la diffusion libre et gratuite de leur musique par Internet afin d'attirer les gens dans leurs concerts devraient en tirer également un bénéfice immédiat !

Bref, sans avoir testé, je suis plutôt heureux de voir que des petits frenchies peuvent encore créer des choses sur Internet sans s'expatrier à l'étranger ou copier des recettes éculées.

 

lundi 15 octobre 2007

Vive le coton biologique !

t-shirt Webcomics.frNous ne nous en sommes pas vantés, pourtant à Webcomics.fr nous nous efforçons - à notre niveau - de prendre en compte l'environnement et l'écologie dans les choix que nous faisons.

C'est ainsi que, lorsqu'il a fallu faire imprimer des t-shirts aux couleurs du site pour nous rendre sur des festivals, nous nous sommes tournés vers des produits en coton biologique. Le coût est certes plus élevé (près de 25€ le t-shirt !), mais il nous a paru important de prendre d'emblée cette orientation. Nous croyons en effet qu'on ne peut plus attendre que les pouvoirs publics ou que le marché fassent ce qu'il faut pour encourager les produits verts. Si nous voulons que ces produits deviennent plus abordables que ceux qui polluent, nous sommes tous responsables de les acheter dès aujourd'hui au prix fort au détriment des autres.

Ce qui est vrai pour un petit projet devrait l'être aussi pour de grosses enseignes et pour nos institutions. Il est grand temps que les organismes publics imposent des normes environnementales lorsqu'ils établissent des marchés, même si cela n'est pas simple et s'avère coûteux (j'en sais quelquechose, puisque je travaille pour une université) ! Mais les enseignes privées pourraient également montrer l'exemple : combien d'entre elles consomment encore des sacs plastiques publicitaires ; font fabriquer des vêtements et des gadgets à moindres frais, voués à finir à la poubelle ; ou se dotent de véhicules plus polluants que nécessaire ?

Allez, un petit effort, ne tuons pas la planète bleue !

lundi 6 août 2007

Connaissez-vous Phiip de Lapin.org ?

Julie,Phiip et JiF à Lille.Profitant d'un petit séjour à Roubaix, Julie et moi avons rencontré Phiip, le créateur de la BD Lapin et du portail Lapin.org.

De l'eau a coulé sous les ponts depuis que j'avais interviewé Phiip, aujourd'hui Lapin.org publie une dizaine de webcomics d'humour absurde. Le portail s'est construit une véritable ligne éditoriale, une audience de plusieurs milliers de visiteurs quotidiens. Les éditions Lapin (qui éditent sur papier les webcomics de Lapin.org) ont bouclé une première année d'exercice et poursuivent leur développement.

Aux 3 Brasseurs à Lille, autour de quelques plats typiques du "Chnord", nous avons bien entendu parlé de webcomics et de futurs partenariats entre Lapin.org, Abdel-INN et Webcomics.fr. Il a aussi été question des synergies qui restent à construire pour fédérer les efforts de tous ceux qui soutiennent et défendent la création de webcomics. Le mythe de l'auteur capable de construire son succès seul de A à Z grâce à Internet est encore très présent... Or les quelques success stories ne doivent pas occulter la myriade de compétences et de métiers nécessaires pour permettre à une oeuvre de trouver son public et à un auteur de vivre de son Art - fût-ce sur Internet.

vendredi 20 juillet 2007

DC comics veut éditer des bd en ligne

Zuda comics sera le bras armé de l'éditeur américain DC comics pour s'attaquer au web.

Les auteurs peuvent soumettre des planches. S'ils convainquent l'éditeur, ils se verront immédiatement proposer un contrat. Sinon ils entreront en compétition devant les lecteurs qui auront le pouvoir de choisir qui pourra être édité. Tout en programme, il est d'ailleurs assez similaire à ce que nous ambitionnons pour la suite du projet initié avec Webcomics.fr.

(via ActuaBD)

Cependant DC comics me semble commettre plusieurs erreurs dans le cahier des charges imposé aux auteurs :

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mardi 27 juin 2006

Scott McCloud interviewé par Joe Zabel

A l'occasion de la sortie en septembre de son ouvrage Making Comics, le Webcomic Examiner a récemment publié une longue interview de Scott Mc Cloud. La troisième page de cette interview accorde une large place à l'évolution de sa pensée à propos des webcomics, depuis la sortie de Reinventing comics.

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vendredi 9 juin 2006

L'avis de Bruno Bellamy sur les BD en PDF

Un article de PCinpact d'août 2005 était passé entre les mailles du filet, sa lecture reste intéressante pour ceux qui s'interrogent sur l'impact que pourrait avoir Internet sur le marché de la Bande Dessinée, et notamment sur sa diffusion.

Bruno Bellamy, illustrateur également passionné de logiciels libres, exprime son point de vue et tente de démêler le vrai du faux dans le discours des pro- et des anti- peer to peer. Il rappelle au passage que les échanges P2P ne se résument pas au MP3, et qu'il serait important d'avoir une réflexion qui dépasse le seul marché musical. Car la question, pour toute oeuvre diffusée par les moyens numériques, est toujours de savoir comment ses auteurs et ceux qui contribuent à sa diffusion peuvent être justement rétribués pour leur travail, face à un public qui semble considérer la gratuité comme acquise.

mardi 21 mars 2006

L'Age d'or du webcomic, vivement la fin

Joey Manley appelle de ses voeux l'âge d'argent pour le webcomic. Etonnant de la part de l'un des principaux acteurs de la réussite économique et artistique de la bande dessinée sur Internet chez les anglosaxons. Et pourtant...

Joey Manley se plaint de la prépondérance écrasante des BD potaches à l'humour de type "dick and fart" (autrement dit basé sur des blagues un peu lourdes et souvent salaces). Selon lui ce type de production est caractéristique d'un medium qui traverse son âge d'or: nombreux cherchent à se faire une petite place au soleil en profitant d'un climat florissant...

Le résultat est une production apparemment uniforme et sans saveur. Bien entendu, bien des titres échappent à cette tendance (beaucoup sont d'ailleurs référencés sur ce site), mais le fait est qu'il faudra - selon Manley - attendre la maturité du webcomic pour voir émerger et reconnaître une production de qualité.

Et pour la production francophone ? Difficile de risquer un parallèle dans la mesure où nos auteurs sont essentiellement des amateurs (on espère changer un peu ça)...

vendredi 24 février 2006

lestelechargements.com un blog à 180.000 euros

Ceux qui suivent ce blog savent déjà que je propose de créer des sites originaux en me basant sur l'outil de blog libre et gratuit Dotclear, qui m'évite de facturer des développements pour me concentrer sur la prestation artistique.

Je crains aujourd'hui d'être très en dessous des tarifs normaux de ce type de prestation : lorsque j'ai récemment refondu de cette manière le site de Metz Technopôle, je n'aurais jamais songé à le facturer 180 000 € ! C'est pourtant la somme qu'a payée le ministère de la culture (soit avec nos impôts) pour qu'une société privée conçoive le site lestelechargements.com (il ne vaut pas la peine qu'on lui fasse un lien)...

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mardi 20 décembre 2005

De l'autre côté de l'Atlantique, état des lieux du webcomic

La fin d'année est le moment idéal pour les bilans, on ne s'étonne donc pas de lire un article consistant de Heidi MacDonald, à propos de la place occupée par le webcomic sur le marché américain. L'article est fort instructif, et achève de prouver - s'il en était besoin - que la BD en ligne anglo-saxonne a largement dépassé le stade du pis-aller à la publication traditionnelle auquel on la relègue encore du côté francophone. Le texte s'adresse aux professionnels de l'édition, on ne s'étonne donc pas qu'il traite d'abord des rapports entre l'écran et le papier. La thèse soutenue par Heidi MacDonald est que le webcomic est actuellement dans une posture comparable au manga il y a 5 ou 6 ans : soutenu par un public passionné et en croissance constante.

Pour les non-anglophones, voici en substance ce que l'on y apprend :

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lundi 19 décembre 2005

Les webcomics pour une cause caritative

Depuis trois ans, les deux auteurs de Penny Arcade ont lancé le projet Childs Play dont le but est de récolter des donations de lecteurs pour offrir des jeux à des hopitaux pour enfants, afin que les enfants malades puissent occuper leur temps. L'an dernier, ils ont récolté 250 000 dollars de donations, dont 30 000 $ aux enchères lors d'un dîner de charité. Cette année, ils ont poussé encore plus loin, l'un des auteurs raconte qu'ils ont récolté plus de 80 000 dollars lors des enchères, dont 20 000 $ (oui, vingt mille dollars) pour une apparition dans un comic strip à venir.

merci à Joachim du Blaugue à Beleg pour cette info

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