Marre de la TV

Expert en BD en ligne, webcomics et contenus narratifs ; formé aux arts plastiques et aux contenus web ; webmaster à temps plein, webdesigner à temps perdu ; passionné de jeux de société et de films en tous genres ; j'ai mieux à faire que de regarder la télévision, et vous ?

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mercredi 12 décembre 2007

Le législateur a décidé de taxer les fournisseurs de contenus audiovisuels

Webcomic.fr - comme bien d'autres sites - base une partie de son modèle de rentabilité futur sur la diffusion de contenus gratuits associé à des affichages publicitaires. Or il faut s'attendre à ce que l'État vienne nous réclamer une taxe sur les revenus tirés de l'affichage de publicités autour des vidéos de nos painchats.

C'est l'association des services Internet communautaires qui a révélé l'affaire. Selon ses termes :

l'amendement au projet de loi de finances rectificatives pour 2007 voté le 6 décembre dernier par l'Assemblée Nationale et institue une taxe sur les recettes publicitaires de tout site internet diffusant des « œuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels ». (...)

Je suis allé rechercher pour vous l'amendement en question, ce qu'aucun canal d'information que j'ai pu consulter n'avait pris la peine de faire. Il s'agit de l'amendement 91, présenté par Mme des Esgaulx (UMP) et M. Chartier (UMP), daté du 4 décembre. Cet amendement a été adopté.

Grâce à lui, l'État percevra une taxe de 2% sur les revenus publicitaire perçus par "toute personne établie en France qui met à disposition du public un service offrant l'accès à titre onéreux ou gratuit à des œuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels sur demande individuelle formulée par un procédé de communication électronique.". Cette taxe fonctionnera comme la TVA, un peu à l'image de ce qui existe vis-à-vis de la télévision pour financer le cinéma.

Autrement dit la priorité des députés UMP (majoritaires à l'Assemblée Nationale) est de faire vivre le cinéma aux crochets de la création économique ou artistique en ligne, aussi fragile soit-elle. Non content d'hypothéquer la réussite des quelques sociétés françaises qui ont su rivaliser avec des mastodontes tels que Youtube, nos élus semblent ignorer totalement l'impact que cela aura sur les nouvelles formes de création artistique qui balbutient encore sur Internet. La guerre des génération semble trouver là un nouvel exemple inattendu. Plutôt que de soutenir des activités nouvelles et prometteuses, on va une fois encore favoriser des ancêtres qui ont pourtant toute la maturité nécessaire (y compris financière) pour aborder la révolution numérique. Si les industries musicale ou cinématographique ne sont pas capables d'évoluer avec leur temps, qu'on laisse au moins les industries de demain prendre leur envol. Ras le bol de ces combats d'arrière-garde !

samedi 22 septembre 2007

J'ai honte pour la France

Ce genre de déclaration devrait se passer de commentaires...

Mais par les temps qui courent, il semble nécessaire de rappeler certaines bases :

  • Article premier de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
  • Article Premier de la Déclaration universelle des droits de l'Homme : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

J'ai honte pour notre pays, dirigé par un homme qui renie de la sorte les règles les plus élémentaires de l'égalité et de la fraternité pour limiter la liberté de certains de nos semblables. De quelle origine faut-il être pour faire partie des élus qui peuvent émigrer en France ? Existe-t-il, aux yeux de Nicolas Sarkozy, une hiérarchie entre les hommes en fonction de leur origine géographique, nationale ou ethnique ? Peut-on accepter,au XXIème siècle, que le plus haut dirigeant de la nation des Droits de l'Homme trouve naturel de fixer des quotas d'immigration par origine géographique, parce que certains seraient plus intégrables que d'autres à sa vision de l'identité nationale française ?

lundi 8 mai 2006

Net neutrality, un débat américano-américain ?

... Sans doute pas ! Cet article de LCI explique en Français ce que de nombreux sites anglosaxons dénoncent en ce moment même :

Certains lobbies souhaitent ouvrir des canaux nouveaux pour faire transiter les données d'Internet et faire payer l'accès à ces derniers. Le résultat serait catastrophique, car cela aboutirait à ce que les grosses compagnies puissent acheter la rapidité d'accès à leur pages web, tandis que les particuliers et les autres petits utilisateurs devraient se contenter des miettes. De quoi décourager bien des vocations et endiguer l'effervescence créatrice et participatrice constatée ces dernières années. Si les pages de votre blog ne se chargent plus assez vite, vos visiteurs iront ailleurs, aussi passionnants que soient vos textes et malgré le temps que vous y aviez consacré sans demander d'argent à personne.

Un amendement aurait du empêcher cet nouvelle atteinte portée à la libre circulation de l'information sur Internet: l'amendement pour la Net Neutrality. Mais les boucliers républicains se sont levés pour empêcher l'adoption du-dit amendement.

Si le débat n'est pas si américano-américain qu'on pourrait le penser, c'est que:

  • le problème risque de se poser très bientôt sous nos latitudes, tout comme celui du piratage face auquel les réponses de nos députés et de notre gouvernement s'avèrent désastreuses.
  • les américains sont encore aujourd'hui les plus nombreux internautes, et donc les premiers visiteurs de tout site rédigé ou traduit en Anglais. Quelle entité non américaine aura les moyens de se préoccuper de payer pour être aussi accessible que les grosses compagnies américaines ? Les universités, les entreprises et les individus de par le monde ne seront plus égaux vis à vis du public américain... Et ce public recevra donc l'information américano-centrée plus rapidement que celle émanant du reste du monde.

Pour sensibiliser aux graves questions posées par la non-adoption de l'amendement pour la Net Neutrality, un site a été créé: Save the Internet...

mercredi 29 mars 2006

La licence légale aurait mieux valu

Internet Actu publie une analyse très complète de François Moreau (Conservatoire des Arts et Métiers), Marc Bourreau et Michel Gensollen (Ecole nationale supérieure des télécommunications): quel avenir pour la distribution numérique des oeuvres ?

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samedi 4 février 2006

Se défendre face à Free...

... Voilà qui n'est pas forcément sans risque.

15000€ de dommages et intérêts, voilà ce que Free réclame en justice contre un particulier qui a eu le malheur de parler sur un site Internet de ses démarches en justice contre Free, entreprises parce que la connexion ne fonctionnait pas. Free reproche à cette personne :

  • l'utilisation du terme "escrocs",
  • l'assimilation à un "voyou" extraite d'un courrier adressé à Free durant les démêlés
  • l'insinuation que Free ne serait pas préoccupé par le respect de la loi ou de ses propres clients

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vendredi 20 janvier 2006

Le DRM nouvelle génération

Le DRM n'est peut-être pas aussi diabolique qu'on le clame souvent, le P2P peut peut-être concilier les anciens modèles et les nouveaux modèles. C'est cela qu'il faudrait défendre, au lieu de contester aveuglément et en bloc chaque proposition. Il faut proposer des alternatives et laisser le public choisir, au lieu de chercher à imposer un nouveau modèle aussi fascinant soit-il. Des solutions existent déjà : un DRM, Weed, permet l'existence du P2P nouvelle génération... Alors pourquoi légiférer ?

Le DRM Weed permet déjà d'envisager le P2P seconde génération, n'est-ce pas aux industriels de défendre ce type de solution au lieu de promouvoir l'idée que le téléchargement légal serait forcément payant et protégé par la répression ?

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jeudi 19 janvier 2006

Soutenez Garfieldd

D'autres expliquent la situation mieux que moi : un proviseur a été révoqué par le ministre de l'éducation lui-même pour les propos tenus sous pseudonyme (Gafieldd) sur son blog personnel. Comme l'indique le Nouvel Observateur, le contenu du blog incriminé mêlait des considérations professionnelles et des éléments sexuellement connotés de sa vie privée... Je vous laisse vous faire votre opinion sur la gravité de la faute qui a valu à Garfieldd qu'on brise ainsi sa carrière professionnelle et son existence : son blog est archivé par web.archive.org.

Lorsque vous aurez achevé de vous convaincre que manifestement vous avez croisé au cours de votre scolarité des gens autrement moins recommandables que ce proviseur et qui n'ont jamais été inquiétés par l'institution qui les emploie, je compte sur vous pour signer la pétition demandant à monsieur le ministre de réviser la sanction.

Edit du 28/01/06 : Pour plus d'informations, consulter le site dédié au soutien de Garfieldd, qui recense en particulier les coupures de presse relatives à cette affaire.

Edit du 04/02/06 : Garfieldd restera proviseur pour l'Education Nationale, malgré une suspension d'un an dons 6 mois avec surcis. Un nouveau poste lui sera attribué le 4 août prochain. La sanction continue de me paraître effarante en considérant le contenu de son blog et le soutien unilatéral et justifié d'une très large communauté (dont des parents d'élèves)... Mais le ministère ne pouvait décemment pas annuler toute sanction, sans se ridiculiser. Rien que le fait d'être revenu sur la révocation les discrédite : une sanction aussi grave ne devrait pas être prononcée avec autant de légèreté !

jeudi 22 décembre 2005

Sommes nous encore en démocratie ?

L'affaire doit sembler bien anodine à nos concitoyens ineptes en nouvelles technologies... Mais la loi Dadvsi, débattue ce soir à partir de 21h30 et dont je n'ai pu trouver de nouvelles fraîches au lever ce matin, soulève des questions tout aussi graves que les violentes émeutes qui ont secoué l'hexagone il y a quelques semaines et à la faveur desquelles le pays est toujours en "état d'urgence". Bertrand Lemaire s'interroge à juste titre : sommes nous encore en démocratie ?

MAJ à 9:27 : deux amendements ont été adoptés la nuit dernière par les députés, contre l'avis du gouvernement, en faveur des échanges sur Internet... Une lueur d'espoir ?

vendredi 18 novembre 2005

Alerte à l'atteinte à nos droits à la copie privée

Signez la pétition contre le projet de loi liberticide

Je n'ai malheureusement pas le temps de synthétiser le problème ici, je vous renvoi donc à EUCD.info pour tous les détails.

Le Parlement Français s'apprête à voter un projet de loi lors de deux séances nocturnes (!!!) les 22 et 23 décembre prochains (!!!!). Ce projet de loi n'est rien moins que l'arrêt de mort des modèles de partage instaurés par Internet depuis plusieurs années et de nos droits à la copie privée et à la confidentialité de nos échanges email. Plus de détails là encore sur EUCD.info, je reprends les conséquences principales qu'aurait ce projet de loi s'il est adopté dans notre dos à la veille des fêtes de Noël :

  • d'interdire tous les logiciels permettant de mettre à disposition une information protégée par le droit d'auteur et n'intégrant pas un dispositif de traçage et de contrôle de l'usage privé (mesure technique)
  • d'interdire la promotion de tels logiciels
  • d'assortir ces interdictions de sanctions pénales
  • d'imposer le chiffrement des émissions radio numériques et l'utilisation de mesures techniques aux diffuseurs radios
  • de mettre en place un sytème d'écoute généralisée des correspondances privées
  • de mettre en place un système de filtrage généralisé en collaboration avec les fournisseurs d'accès

C'est le protectionnisme le plus vil qu'on puisse imaginer pour sauver une industrie moribonde qui s'est avérée incapable de s'adapter aux nouveaux modèles de diffusion des oeuvres musicales, mais aussi des oeuvres culturelles en général. La création va en pâtir, sa diffusion étant irréversiblement bridée par un tel dispositif légal.

jeudi 23 juin 2005

Nicolas Sarkozy me fait peur

Je ne voulais pas parler politique sur ce blog, pas parce que ça ne me fait pas réfléchir, mais parce que ça ne me semblait pas le lieu. Mais aujourd'hui les dépêches tombent et confirment toutes mes craintes, si on ne fait rien, si on ne dit rien, on va se retrouver avec un président populiste en 2007. J'ai nommé Nicolas Sarkozy.

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mardi 24 mai 2005

porter plainte contre free quand la réclamation ne suffit pas

Il y a quelques semaines après 6 mois de réclamations à free, et après avoir porté plainte contre notre fournisseur d'accès Internet (FAI), nous avons obtenu réparation : Free nous a versé la somme de 300€ pour éviter l'audience.

Notre expérience ne vous assure pas de pouvoir prétendre à 300€ au moindre pépin, notre cas est - comme ce lui de chacun - particulier. Il prouve par contre qu'il ne faut pas baisser les bras malgré la stratégie de découragement que jouent bien des opérateurs Internet lorsqu'ils n'assurent pas leurs engagements.

Retenez en qu'il faut avant tout :

  • respecter vos engagements (en continuant de payer, en ne coupant pas le prélèvements automatiques par exemple)
  • rechercher le dialogue et l'accord à l'amiable : nous avons envoyé un grand nombre de demandes par formulaire, nous avons appelé la hotline pour dire que ça n'allait plus du tout, nous avons envoyé une mise en demeure avant de nous adresser au Tribunal d'Instance
  • conserver toutes les preuves que le dialogue est impossible
  • conserver toutes les preuves des frais que vous engagez par la faute de votre FAI
  • constituer un dossier avec ces éléments tangibles et objectifs, sans céder à l'énervement et à l'envie de se répandre en insultes
  • ne rien accepter à la légère même lorsque tout semble gagné

Mon amie et moi étions abonnés à Free Haut Débit depuis juillet 2003. Mi-novembre 2004, notre fournisseur d'accès Internet (FAI) a « dégroupé » le secteur dont dépend notre ligne : c'est une opération qui permet d'offrir aux abonnés un débit plus important. Le modem prêté par le FAI est alors tombé en panne.

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mardi 8 février 2005

Les états généraux de la musique ?

Suite à l'appel des pirates lancé par le Nouvel Obs mercredi dernier, Jack Lang avait appelé de ses voeux des "états généraux de la musique"... Pour l'heure le magazine papier était bien chiche sur le sujet et le "grand débat public" se cantonne à trois forums dont le dernier vient de s'achever. Pas grand chose de neuf sous le soleil...

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mardi 18 janvier 2005

Téléchargez-moi légalement : la pub dont on se serait passé

Une nouvelle campagne des ayants-droits du secteur de la musique avec le concours du ministère de la culture. Moins vulgaire et insultante que la précédente ? En apparence seulement : une belle preuve d'hypocrisie.

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mardi 21 septembre 2004

L'apparition du cinéma sur Internet et les questions juridiques associées

Diffusion en ligne d'oeuvres préexistantes numérisées.

Mémoire de DESS "droit du multimédia et de l'informatique", Charlotte Galichet, sous la direction de Xavier Linant De Bellefonds, Paris II. 2003

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